Le Baromètre Axa Entreprises révèle les peurs des dirigeants

Axa utilise régulièrement ses baromètres pour étudier les comportements et préoccupations d’un type de population, comme les deux-roues sur la route il y a quelques jours. Mais le groupe vient de créer le premier baromètre Axa Entreprises, afin de connaître les risques qui préoccupent réellement les chefs d’entreprise. Cette étude, réalisée avec l’Institut Ipsos du 15 mai au 20 juin 2014 sur des patrons de PME, révèle que le risque le plus présent dans leur esprit est celui de voir leur responsabilité engagée.

En effet, les dirigeants de PME de 10 à 500 salariés sont plus préoccupés par la « judiciarisation croissante de la société » que par la crise économique, puisque 91% de ceux-ci estiment que leur entreprise se porte très bien.

La première inquiétude, chez 92% des dirigeants, c'est le poids de la fiscalité; pour 90% l’incertitude qui la caractérise, et la complexité de sa réglementation pour 85% des chefs de PME.

En seconde place de leurs craintes se situe la menace de voir leur responsabilité civile ou pénale mise en cause, pour 80% d’entre eux. 66% des patrons placent également en haut des inquiétudes la peur d’avoir à affronter une procédure devant les prud’hommes. Ces appréhensions sont compréhensibles étant donné que les contentieux sont plus fréquents, comme le souligne Jad Ariss, directeur d’Axa Entreprises, «plus d’un chef d’entreprise sur deux a déjà eu un contentieux avec un tiers ou avec un salarié».

Parmi les plus grosses préoccupations, on trouve les questions de trésorerie à 75%, la perte de marchés (à cause d’une concurrence à bas prix ou de nouveaux rivaux très compétitifs) à 72% et 71%, la défaillance d’une « personne clé » à 67%, les impayés à 65% et les résiliations et annulations de contrats à 49%.

Le numérique et son développement font également partie des inquiétudes relevées : 60% des dirigeants sont ainsi soucieux des questions d’image et de réputation de l’entreprise, et 50% d’entre eux parlent de risque de crise médiatique si la compagnie se trouve impliquée dans un évènement. Les « cyber risques » inquiétant 46% des sujets interrogés sont maintenant tels que les assureurs, comme Axa notamment, proposent des formules incluant des garanties spécifiques.

Et sur un mode plus personnel, le manque de valorisation du statut de chef d’entreprise les inquiète à 93%, tandis que 74% pensent être vus à tort comme des « patrons bien payés ». 92% de ces petits et moyens patrons s’indignent qu’on parle toujours des grandes entreprises et très peu des PME.

Par rapport à l’emploi, 73% trouvent qu’il est difficile de recruter, principalement à cause du manque de main d’œuvre qualifiée selon l’avis de 66% d’entre eux. En revanche, donnée étonnante : 69% des dirigeants se sentent concernés par le bien-être des employés et la lutte contre le stress au travail. A la lumière de ces données, les dirigeants peuvent coordonner leurs opinions, et pourront peut-être en résulter en conséquence positive de cette étude des assouplissements et améliorations concernant les contrats, le temps de travail, et le statut fiscal des heures supplémentaires.